Le Printemps des Comédiens célèbre cette année ses quarante ans. Il faut se réjouir d’une telle longévité qui dit toute la popularité d’un festival, son ancrage solide dans un territoire qui aime et protège l’art et la culture, la qualité d’une programmation saluée par tous. Celles et ceux qui ont eu la chance d’accompagner les premières années du Printemps des Comédiens en seront devenus, en quarante ans, les plus fervents ambassadeurs auprès de nouvelles générations. 

Cette longévité doit beaucoup au soutien constant de la Métropole, de l’État, du Département de l’Hérault et de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, mais aussi à la fidélité des artistes et des publics pour qui cette fête du théâtre est devenue un rendez-vous régulier et attendu. Ce succès ne doit pas pour autant nous faire oublier la fragilité d’un modèle qui est ailleurs menacé : celui du service public de la culture. 

Depuis les premiers âges de la démocratie, le théâtre fait dialoguer l’art et la cité. Il met en scène la nuance et la richesse des mots, loin des formules plates et des discours caricaturaux qui saturent notre espace médiatique. Il refuse toutes formes de confiscation de l’émotion par le populisme et proclame la joie d’être ensemble. 

Quarante ans, c’est une longue et belle histoire, écrite par des hommes passionnés, sincères amoureux des mots et de la scène : Jean-Claude Carrière, Daniel Bedos, Jean Varela, aujourd’hui Eric Bart qui a pensé cette édition anniversaire. Chacun aura, à sa manière, incarné une idée singulière et précieuse : celle d’un théâtre qui s’adresse à toutes et à tous, qui éveille les imaginaires, qui est un ferment essentiel de la démocratie. 

À tous les spectateurs, artistes, compagnies qui nous accompagnent depuis de nombreuses années, je souhaite une très belle 40e édition.


Michaël Delafosse
Maire de Montpellier

Les spectacles du festival