Présentation du domaine d'O

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La Cité européenne du théâtre et des arts associés – Domaine d’O, espace d’art et de spectacles est un établissement public de coopération culturelle (EPCC) créé par la Ville de Montpellier, Montpellier Méditerranée Métropole et l’État le 1er janvier 2025.
La Cité européenne du théâtre et des arts associés Domaine d’O Montpellier est un lieu d’art et de culture pluridisciplinaire : théâtre, musique, cirque, danse, spectacles jeune public, un lieu de diffusion et de création du spectacle vivant. La Cité européenne du théâtre produit une saison culturelle et Le Printemps des Comédiens ainsi que de nombreux festivals. Elle accueille d’autres festivals de renom tels que Montpellier Danse, Radio France Montpellier Occitanie, Arabesques...
Depuis le 1er janvier 2018 et le transfert de compétences prévu par la loi NOTRe, les équipements culturels de la partie nord où se situe la Cité européenne du théâtre relèvent de la Métropole de Montpellier.

Saison et festivals
Sur un site exceptionnel, la Cité européenne du théâtre Domaine d’O abrite un amphithéâtre de 1 800 places, le théâtre Jean-Claude Carrière de 600 à 1 200 places, un restaurant et une pinède de 3 hectares.

1 saison culturelle pluridisciplinaire d'octobre à avril : théâtre, musique, cirque, danse, diffusion et création.

3 festivals annuels :
•  Le Printemps des Comédiens en mai / juin. L'une des plus grandes manifestations théâtrales après le festival d'Avignon,
•   Saperlipopette : festival dédié à la jeunesse durant un week-end en mai,
•   Cinéma sous les étoiles : projections en plein air dans plusieurs communes de la métropole, au mois d’août,

Les autres festivals accueillis au Domaine d'O :
•    Montpellier Danse fin juin début juillet, festival de danse international majeur,
•    Le nouveau festival Radio France Occitanie Montpellier, jusqu'à fin juillet, avec des concerts de jazz proposés dans la pinède et l'amphithéâtre,
•    Arabesques, en septembre. Le festival des arts du monde arabe, l'une des plus grandes manifestations en Europe dédiée aux arts du monde arabe, organisée par l'association Uni'sons,

Billetterie
D’avril à juin : 
•    Ouverture au guichet du lundi au vendredi de 13h30 à 18h30 et les soirs de représentation.
•    Par téléphone : 0 800 200 165 | 04 67 63 66 81
•    Par mail : reservation@domainedo.fr 
•    Sur internet : www.domainedo.fr ou www.printempsdescomediens.com
Le reste de l’année :
•    Ouverture au guichet les mardis, mercredis et jeudis de 14h à 17h et 1h avant chaque représentation.
•    Par téléphone : O 800 200 165 (service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 11h à 12h30 et de 14h à 17h
•    Par mail : reservation@domainedo.fr
•    Sur internet : www.domainedo.fr

Restauration
À sein de la pinède attenant au théâtre Jean-Claude Carrière, le Bistrot d'O est un espace paisible doté d'une grande terrasse à l'ombre des pins. Le bistrot offre une carte s'appuyant sur des produits locaux et la filière bio. Ouvert les soirs de spectacle.
Réservations : bistrotdo@outlook.com

Accès
•    Tramway ligne 1 : arrêt Malbosc / Domaine d'O
•    Bus ligne 24 : arrêt Galéra
•    Un parc à vélos est disponible dans le parc


Le domaine départemental du Château d'O, la partie sud appartient au Département de l’Hérault et comprend 20 hectares avec un jardin d'agrément, un château du 18è siècle et un théâtre de 220 places. La partie sud est un parc public ouvert  à tous toute l'année.
Le théâtre d'O accueille aujourd'hui des rencontres, des conférences et des compagnies en résidence.
Pour tout renseignement sur la partie sud et ses équipements : 04 67 67 76 24

Origine du domaine

Le domaine est mentionné sous le nom de "mas de Villar" comme propriété du comte de Melgueil, au XIe siècle (mansus de Vilariis, 1084). En 1545, la propriété appartient à Jacques de Guilhem, seigneur de Figaret, puis elle est acquise par Jacques David , co-seigneur de Montferrier. En 1685, la seigneurie de Puech Villa est transmise à Charles de Perdrix et à son frère philippe en individis.

C'est en 1722 que commence réellement l'histoire du domaine, avec le destin peu banal d'un homme dynamique, amoureux des arts, inscrit pleinement dans son époque... mais également généreux, soucieux des pauvres et des déshérités : Charles Gabriel le Blanc, fermier des gabelles.

Créateur du château et des jardins : Charles Gabriel Leblanc

Charles Gabriel Le Blanc est né à Paris le 10 septembre 1680. Élevé dans un milieu aisé et cultivé, il est nommé Commis général des sels en Languedoc à l’âge de 30 ans et se marie en 1710 à Montpellier avec une veuve mère de dix enfants, Élisabeth-Anne Bernard.
Ambitieux et soucieux d’acquérir terres et titres, il achète la métairie dite de Saporta, puis la seigneurie de Puech Villa, propriété des frères Perdrix. Il multiplie les achats de parcelles pour agrandir son domaine et mener à bien son projet.

En 1729, il acquiert une nouvelle charge et son activité de Conseiller du Roi ne cesse plus de lui apporter honneur, fortune et notabilité, tout en lui permettant de constituer un énorme patrimoine foncier, qu’il lègue en partie à sa mort aux « Pauvres gens de l’Hostel-Dieu Saint-Eloi » de Montpellier. Il transforme d’anciens bâtiments en château et construit une chapelle et des communs. Parallèlement, il commence à aménager leurs abords par une succession de jardins d’agrément et d’enclos vivriers, de plus en plus somptueux.

En juin 1736, l’achat de la métairie de Massane et de la source de la Tuilerie marque un tournant important dans l’histoire des jardins du château d’O. Cette source, qui existe toujours, est à l’origine du développement de bassins et de fontaines magnifiques, grâce à une eau abondante, acheminée par un aqueduc souterrain. La construction du Grand Bassin dit bassin de Saint-Ferréol permet d’en réguler la distribution par de multiples rigoles. Durant plus de vingt ans, le fontainier Fabre, les sculpteurs montpelliérains Dupont, Pagès et le jardinier Philibert ornent les jardins de nymphées, de fontaines à coquilles, de bassins à jets, de corbeilles sculptées en rondebosse, de statues de nymphes et de divinités antiques, de parterres ordonnancés et de plantations diverses qui embellissent les perspectives et embaument les enclos… Jusqu’à sa mort, survenue en 1750, Charles Gabriel Le Blanc s’attache à constituer l’un des châteaux entourés de jardins, les plus élégants de la première moitié du XVIIIe siècle. Cependant l’ensemble n’est pas achevé lorsqu’il disparaît.

Bataille de l'eau

Intendant du Languedoc, ami de l’ingénieur Pitot et de l’architecte Jean-Antoine Giral, Jean-Emmanuel Guignard, vicomte de Saint-Priest, se rend propriétaire de ce magnifique ensemble en 1762. Il contribue à l’embellir mais le place, malgré lui, dans un contexte difficile. Après avoir partagé les droits de l’eau de la source de la Tuilerie de Massane, il vend la propriété foncière, privant ainsi son domaine d’une ressource précieuse.

Il s’aperçoit, un peu tard, que le tracé de l’aqueduc Saint-Clément affecte durement le régime des écoulements naturels sur son domaine, l’arrosage des jardins et l’animation des fontaines. La bataille de l’eau fait rage. C’est au bout de longues années de procédure qu’une délibération de la ville de Montpellier accorde une dotation de 4 pouces hydrauliques par 24 heures (70m3) : le 20 septembre 1785, quelques temps avant la disparition du vicomte de Saint-Priest. Cette disposition est annulée durant les troubles de la Révolution en 1791

Renaissance du domaine

Sous la Restauration, Marie-Nicolas Fournier, baron de la Contamine et évêque de Montpellier, acquiert le château et les terres auprès de la famille Jamme en 1821. Il demande à la Ville le renouvellement du droit d’eau supprimé et l’obtient. Les jardins reprennent vie, mais cet avantage est de courte durée. Légué à l’évêché, le domaine entre alors dans une longue période de dépérissement et d’abandon : devant le château, la chapelle et les communs, en ruine, doivent être abattus (1874) ; les jardins manquent cruellement d’entretien. Connu au XIXe siècle sous le nom de « campagne de l’Evêque », ce n’est qu’en 1860 que le domaine prend, sur les registres cadastraux, le nom de « Château d’O ». Après la séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905), il devient la propriété du Département de l’Hérault. Le château et les jardins sont classés Monuments Historiques le 16 août 1922, mais continuent lentement à se dégrader. Ce n’est qu’à partir de 1958 que le château d’O fait l’objet de restaurations, sous l’impulsion du Conseil général de l’Hérault, qui reprend en main son destin. Elles sont accompagnées de transformations importantes. Celles-ci concernent notamment les deux façades principales du château qui présentent aujourd’hui un aspect ordonnancé qu’elles n’avaient pas antérieurement. Le parc devient un lieu d’animation culturelle important.