Fermer le menu
    2_magdalenac2200px.jpg
    © Marion Coutarel et Nicolas Heredia

    SOIRÉE MAGDALENA PROJECT

    url billetterie
    Toutes les dates
    Ven 04 octobre 20h00
    Tarif : 

    6 €

    Lieu : 
    Montpellier > domaine d'O
    Entrée : 
    nord
    A partir de : 
    15 ans
    Restauration : 

    Le bistrot d'O est ouvert pendant la soirée à partir de 20h.

    Pour des raisons artistiques, l'ouverture des portes se fera exceptionnellement à 20h (et non 1h avant) en même temps que le début de la soirée.

     

    Par : 
    Magdalena project

    The Magdalena Project est un réseau international de femmes artistes, chercheuses et militantes qui, depuis 30 ans, traverse les frontières et les générations pour s’entraider, transmettre et se nourrir par la pratique artistique, la circulation et la confrontation d’idées, le partage des cultures. Cette plate-forme collective permet d’assurer la visibilité de l’activité artistique des femmes par le biais d’événements régulièrement organisés dans différentes villes du monde : festivals, réunions, conférences, ateliers.

    La parole est donnée à celles, qui, par leur engagement dans leur pays, l’exploration de nouvelles approches de la création, agissent et croient en la puissance de l’art. Elles posent la question de l’émancipation collective et individuelle, de la transversalité, du collaboratif contre une certaine idée de la hiérarchie d’un système dominant et donnent ainsi de l’espoir par le partage d’expériences. Quatre ans après une première édition en France en 2015, à Montpellier, le réseau revient poser ses valises du 30 septembre au 12 octobre 2019, à l’initiative du Théâtre de La Remise et grâce à la coopération des lieux partenaires.

    Deux thématiques traversent l’événement, le visible et l’invisible, à l’œuvre dans toutes formes de créa- tion mais aussi comme enjeu d’avenir et d’advenir de nos sociétés. Visible – invisible, comme le jour va avec la nuit, la mémoire avec l’oubli, le féminin avec le masculin, le champ et le hors-champ indissociables l’un de l’autre.

    Au Domaine d’O, des artistes d’horizons différents vous invitent à découvrir des propositions artistiques pour une soirée atypique dans la douceur automnale de la pinède.

    MAGDALENA PROJECT : téléchargez le programme complet

    OUVERTURE DES PORTES ET DEBUT DE LA SOIREE 20H // THEATRE JEAN-CLAUDE CARRIERE (Parvis)
    ELLES - CHOEUR DE FEMMES / CONSERVATOIRE A RAYONNEMENT REGIONAL

    20 min
    Si aujourd’hui une femme peut composer en toute liberté et en faire son métier, les femmes compositeurs des siècles passés ont dû choisir entre une vie domestique ou artistique, et pour certaines, user de stratagèmes pour écrire librement.
    Pourtant, de nombreuses pièces ont été inspirées ou évoquent la femme.
    Ce programme est consacré aux figures féminines et comporte des œuvres de tous styles et époques, composées par des femmes, mais également par des hommes qui parlent des femmes.

    Direction : Caroline Comola
    Piano : Anne-Lise Dodelier
    Violons : Nathalie Fouquet & Tiphaine Hira

    Belle qui tiens ma vie - Thoinot Arbeau
    Composé et créé par Thoinot Arbeau, pseudonyme de Jehan Tabourot, chanoine de Langres, ce beau chant polyphonique à quatre voix date en réalité du XVIe siècle et est une pavane, une basse danse royale et seigneuriale de la Renaissance.
    Le texte célèbre l'amour courtois entre un homme et sa bien-aimée.

    Maternidad - Thierry Machuel
    Gabriela Mistral, 1889-1957, est la plus grande poétesse chilienne du XXème siècle. Elle a reçu, en 1945, le premier prix Nobel destiné à un écrivain hispano-américain, pour une œuvre dédiée à l'enfance, et aux mystères de la vie et de la mort. Les trois poèmes que Thierry Machuel a choisi de mettre ici en musique, sont parmi les plus connus de son répertoire. L'auteure y parle d'une maternité rêvée, pleine de tendresse et d'amour pour son peuple.

    She’s like the swallow – Eleanore Daley, Nancy Telfer
    She’s like the Swallow est une chanson populaire canadienne ayant pour thème l'amour malheureux. Elle est recueillie par Maud Karpeles en 1930 et Kenneth Peacock en 1960, et sa belle mélodie la rend populaire auprès d'un grand nombre de chanteurs et chorales. Elle est arrangée pour chœur et autres formations par plusieurs compositeurs, dont deux femmes : la première, Eleanore Daley, de manière très traditionnelle, et une seconde version par Nancy Telfer, qui cherche à mettre en musique le vol des hirondelles, vol à la fois gracieux et ponctué de virevoltes.

    The Snow – Edward Elgar
    Pourquoi une pièce d’Edward Elgar dans ce programme consacré aux femmes : parce que sans sa femme, Edward Elgar n’aurait pas mené la carrière qu’il a connue. Son épouse Caroline Alice est tout d’abord une source d’inspiration, ainsi que son manager et sa secrétaire ; enfin, c’est elle qui l’introduit dans les milieux qui vont assurer sa notoriété. Dans son journal, elle écrit : « la garde d’un génie est une œuvre suffisante pour remplir la vie d’une femme ». Le texte chanté ce soir a été écrit par Alice.

    20h30 // SCENE PINEDE
    IMPROMPTU THEATRAL - CIE SUPERLUNE

    20 min

    La Cie Superlune invite ici à un vagabondage autour de couples d'artistes, réels ou fantasmés.
    Les créatrices luttent souvent contre des formes d'invisibilisation de leur travail, dans l'espace public comme dans la sphère privée : en duo, à travers divers textes, Joséphine Chaffin et Clément Carabédian incarneront ce lien entre création, amour et genre.

    La compagnie Superlune est fondée sur l’alliance d’une autrice et d’un comédien défendant un théâtre poétique et populaire, au service des publics.
    Attachés au partage de récits avec les spectateurs, Joséphine Chaffin et Clément Carabédian œuvrent pour réinvestir le champ de la langue et faire de l'écriture vivante le moyen d'être en prise avec un territoire et ses habitants, jeunes et adultes.

    21h // PINEDE
    EXPOSITION PHOTO GUERILLERES ORDINAIRES - MARC GINOT

    Fugitives passantes de vies écorchées
    Par les étranges anachronismes
    D’un patriarcat infiltré
    Dans chaque recoin de nos destinées
    Le vent, les vagues les herbes folles
    Accompagnent leur lente disparition
    Quelques images
    Pour garder souvenir
    De ces visages disparus
    Emportés par la violence des temps
    Et la sauvagerie des hommes

    CABANE NAPO
    COURTS-METRAGES - OZIA DELORY / COLLECTIF ÉCRANS PARTAGES

    L’une danse pour la vie, l’autre pour la mort.
    Par ses mouvements, Impétueuse M. nous renvoie gracieusement à la communion entre humain et nature. Sa main se mêle aux feuilles, son souffle se mêle au vent. Toutefois ce lien nous questionne : la place de cette femme est-elle en dehors de la société ? En est-elle sortie ou l’aurait-on exclue ?
    Pas de réponse, juste une douceur dans les gestes pour apprécier la solitude en présence de la nature.
    De l’autre côté du styx, Witch danse sa damnation.
    Envoyée en enfer par les villageois, elle trouve refuge dans l’antre du diable.
    Ses gestes sont ceux de la douleur, celle créée par les voix qui la hantent encore, mais aussi de la renaissance, celle qui vient lorsque l’on trouve un nouvel abri. Dans deux mondes opposés, deux visions singulières, ces femmes se rejoignent dans leur lutte pour occuper l’espace et trouver leur place.

    Impétueuse M.
    D’Elsa Decaudin, Quentin Guichard, Clément Decaudin
    France 2018 - 17 min
    En coproduction avec : LE FRESNOY, Studio National Des Arts Contemporains
    En partenariat avec : L’ENSAM, Ecole nationale d’architecture de Montpellier

    Witch
    de Margot Clavel
    France 2019 - 10min

    21h45 // CHAPITEAU
    GUÉRILLÈRES ORDINAIRES / EXTRAIT DE CRÉATION EN COURS - CIE LES GRISETTES
    25 min

    Texte : Magali Mougel
    Mise en scène : Anna Zamore
    Création lumière : Natacha Boulet-Räber
    Scénographie et costumes : Alexandra Ancel et Nicolas Marquet
    Paysage sonore : Tony Bruneau
    Avec : Frédérique Dufour, Lou Heyman et Evelyne Torroglosa

    Guérillères ordinaires est un recueil de poèmes dramatiques qui rassemble trois monologues féminins. Ces trois femmes sont liées par une oppression quotidienne, une invisibilité de leurs souffrances. Elles sont toutes les trois victimes de violences patriarcales et cherchent comment s’en sortir. La fatigue de ses femmes usées et abusées dont la vie est tellement douloureuse, qu’elles cherchent à « dormir dans le bonheur de la mort. » Au fur et à mesure du récit, elles vont gagner en puissance et entrer en résistance.

    La Cie Les Grisettes existe depuis 2006 autour des mises en scènes d’Anna Zamore. Son travail tend à être au plus près de l’écriture contemporaine. Au fil des créations, une esthétique résolument contemporaine se développe, le travail sur la langue et les préoccupations actuelles s’inscrivent dans l’instant.

    Une rencontre à l’issue de la soirée est prévue avec Anna Zamore (Cie Les Grisettes) et Joséphine Chaffin (Cie Superlune).
    Nous aborderons lors de ce débat, la question du « visible/invisible », thème du festival Magdalena 2019, par le prisme de la position et de la prise de position de femmes artistes, d’une metteuse en scène et d’une autrice.