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    Elisabeth II

    url billetterie
    Toutes les dates
    Mar 12 janvier 20h00Mer 13 janvier 20h00
    Tarif : 

    20 €, 16 €, 12 € selon justificatifs

    Lieu : 
    Montpellier > domaine d'O
    Entrée : 
    nord
    Durée : 
    2h15
    A partir de : 
    14 ans
    Restauration : 

    Une restauration légère est proposée tous les soirs de spectacle une heure avant la représentation et une heure après la représentation.

    Par : 
    Le théâtre de Namur

    Qui, mieux que Denis Lavant, pour interpréter ce vieil industriel à la retraite cloué sur son fauteuil roulant ? Qui mieux que lui pour jouer Herrenstein, personnage désabusé au pessimisme rageur et violent ? Dans son magnifique appartement viennois, Herrenstein a invité son neveu à assister au passage du cortège de la reine d’Angleterre Elisabeth II. Venu avec des amis, représentants de la bonne société de la ville, il ne tarde pas à exaspérer son oncle irrascible. Thomas Bernhard règle, une fois encore, ses comptes avec l’Autriche, son pays haï.

    Denis Lavant

    Formé à l’école du mime et de l’acrobatie, Denis Lavant commence sa carrière de comédien dans les années 1980 à sa sortie du Conservatoire.
Au théâtre, il joue notamment sous la direction de plusieurs metteurs en scène : Antoine Vitez, Matthias Langhoff, Bernard Sobel, Jacques Nichet, Dan Jemmet, Bruno Geslin, Razerka Ben-Sadia Lavant, François Rancillac...
Au cinéma, il est l’acteur fétiche du cinéaste Léos Carax avec qui il travaille depuis 1983. Il tourne également avec Diane Kurys, Robert Hossein, Claude Lelouch, Michel Gondry, Patrice Chéreau.

    Elisabeth II

    Élisabeth II est l’une des pièces les plus drôles et les plus cruelles de Thomas Bernhard. L’avant-derniere qu’il ait écrite et la seule qu’il n’ait jamais vue jouée en public. Elle met en scène Herrenstein, industriel à la retraite, désabusé et calculateur, n’ayant pour compagnie que son majordome et sa gouvernante. Il invite son neveu Victor à partager la vue imprenable qu’offre son balcon lors de la visite à Vienne de la reine d'Angleterre. Mais le voici contraint de supporter l’envahissement de son appartement par la bonne société, gratin qu’il a pris en grippe depuis longtemps.

    Herrenstein éructe alors son insolence éblouissante, cultivant l'expression de son angoisse existentielle et sa haine méthodique des Autrichiens. Dans un style nu et tranchant, sous un regard aiguisé et impitoyable, son pessimisme rageur va désosser l’hypocrisie semblant prévaloir dans toute relation, l’interdépendance affective et monétaire des individus et l’appartenance conflictuelle de l'homme à la société.

    Thomas Bernhard

    Autrichien, il naît le 9 février 1931 à Heerlen aux Pays-Bas. Il passe sa jeunesse à Salzbourg, principalement sous l'aile de son grand-père, Johannes Freumbichler, qui reçoit en 1937 le prix d'Etat pour la littérature pour son roman "Philomena Ellenhub".
    Thomas Bernhard mettra toujours l'accent sur son enfance auprès de son grand-père, époque heureuse pour lui.
    Atteint de tuberculose pulmonaire, il séjourne en hôpital et en sanatorium jusqu’en1951. Il souffrira toute sa de gêne pulmonaire et sa littérature sera fortement imprégnée de ses problèmes de santé.

    En 1952, il travaille comme collaborateur indépendant au journal "Demokratischen Volksblatt" où il attaque vigoureusement l'hypocrisie typique de la ville de Salzbourg, qu'il voit comme une prison fondée sur la religion et le refus d'abandonner les valeurs national-socialistes. Il écrit son premier roman, Gel en 1962, qui paraît l'année suivante et qui gagnera de nombreux prix. Le scandale absolu est atteint en 1968, lorsqu'on lui remet un prix d'Etat autrichien pour la littérature pour Gel. Le ministre de l'éducation et tous les responsables quittent la salle alors que Thomas Bernhard tient un discours attaquant frontalement l'Etat, la culture autrichienne et les Autrichiens.

    En 1975, nouveau scandale à l’occasion de la sortie de sa pièce Le Président .
    La pièce Avant la retraite décrit, deux ans plus tard, la vieillesse d'un juge allemand célébrant en cachette l'anniversaire de Himmler.
    Mais c'est bien sûr pour Heldenplatz, la place des héros, que Thomas Bernhard s'attirera le plus d'ennui. Pour les cinquante ans de l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne, la pièce attaque l'hypocrisie autrichienne. La "place des héros", au centre de Vienne, a été le lieu d'un discours de Hitler qui fut acclamé par une énorme foule. Thomas Bernhard considère que les Autrichiens n'ont pas changé et l'oeuvre décrit la souffrance de Juifs vivant dans la hantise de ces clameurs, cinquante années après.

    Thomas Bernhard meurt trois mois après la première, le 12 février 1989. Dans son testament, il interdit la diffusion et la représentation de ses textes en Autriche pour les cinquante prochaines années. Ses héritiers annuleront cet aspect du testament. Son cadavre est enveloppé d'un tissu blanc et mis dans un cercueil le plus simplement possible, "comme les Juifs orthodoxes".
    Thomas Bernhard a écrit 250 articles, 5 recueils de poésie, 23 grands textes en prose et nouvelles et 18 pièces de théâtre.

    Distribution

    Avec : Denis Lavant, AlexandreTrocki, Delphine Bibet, Véronique Dumont, Jean Pierre Baudson, François Sikivie, Michel Jurowicz.
    Mise en scène : Aurore Fattier
    Assistanat : Ledicia Garcia, Lara Ceulemans
    Dramaturgie, collaboration artistique : Sébastien Monfè
    Scénographie : Valérie Jung
    Création lumière : Simon Siegmann
    Costumes, accessoires : Prunelle Rulens dit Rosier
    Création Son : Brice Cannavo
    Création Vidéo : Vincent Pinckaers
    Maquillages, masques : Zaza da Fonseca
    Direction technique : Fred Op de Beek
    Construction du décor : les ateliers de Théâtre National
    Responsable de production : Marine Haulot

     

     

     

    Coproduction

    Solariumasbl, Théâtre de Liège, Théâtre Varia - Centre dramatique de Bruxelles, le manège.mons, Théâtre National de la Communauté française de Belgique - Bruxelles. Ce spectacle a obtenu l'aide de l'aide de La communauté française de Belgique.